Dans les années 80, un slogan revenait souvent chez certains jeunes :
« No Future »
Peut-être vous en souvenez-vous.
Peut-être faisiez-vous partie de ceux qui l'affichaient ou le revendiquaient.
Peut-être connaissiez-vous quelqu'un qui traversait cette période avec cette conviction profonde que l'avenir n'avait rien à offrir.
Je serais d'ailleurs curieuse de le savoir.
Étiez-vous sur cette tendance ?
Ou connaissiez-vous quelqu'un qui l'était ?
Lorsque j'entends ce slogan aujourd'hui, je me demande s'il n'est pas revenu sous d'autres formes.
Car je rencontre de nombreuses personnes qui ne disent pas « No Future » mais qui le vivent intérieurement.
Elles regardent le monde avec inquiétude, doutent, se sentent impuissantes…
Elles ont parfois l'impression que leurs efforts ne changent rien, et je vais vous faire une confidence.
Moi aussi, il m'arrive de me décourager.
Moi aussi, il m'arrive d'avoir des moments où l'avenir paraît moins inspirant.
Moi aussi, il m'arrive de traverser des périodes où l'élan semble s'être éloigné.
Pendant longtemps, j'ai cru qu'il fallait éviter ces états.
Aujourd'hui, je crois exactement l'inverse.
Le découragement n'est pas le problème
Nous vivons dans une société qui valorise la performance, la motivation permanente et la pensée positive.
Pourtant, lorsqu'on observe honnêtement la vie, on constate que personne n'échappe aux passages à vide.
Le découragement fait partie de l'expérience humaine.
Lorsque nous sommes fatigués, blessés, déçus ou confrontés à des circonstances difficiles, il est naturel que notre position sur l'échelle des émotions descende.
Ce n'est pas un échec, c’est un mouvement naturel.
Le véritable danger n'est pas de descendre, le véritable danger est de croire que nous devons y rester.
Se laisser glisser ou s'enliser : toute la différence est là
Avec les années, j'ai observé quelque chose de fascinant.
Certaines personnes traversent des périodes très sombres et finissent par rebondir alors que d’autres semblent s'enliser progressivement.
Pourquoi ?
Je crois qu'il existe une différence fondamentale.
La première personne accepte ce qu'elle ressent. Elle reconnaît sa tristesse, son découragement, sa colère parfois... Elle ne cherche pas à faire semblant et ne lutte pas contre son état.
Elle l'accueille.
Et paradoxalement, cette acceptation permet souvent à l'émotion de circuler comme une vague qui monte puis redescend naturellement.
La seconde personne commence à raconter sans cesse la même histoire.
« Rien ne changera jamais. »
« Tout est foutu. »
« Il n'y a plus d'espoir. »
Petit à petit, l'émotion envahit son identité… Le découragement cesse d'être une expérience passagère et devient une résidence permanente et c'est là que commence l'enlisement.
À quoi se joue le rebond ?
Je me suis souvent posée cette question.
Qu'est-ce qui fait que certaines périodes difficiles finissent par s'ouvrir sur autre chose alors que d'autres semblent nous enfermer davantage ?
Je n'ai pas de réponse définitive mais une chose m'interpelle.
Chaque fois que je me suis sentie enfermée dans une situation, il existait souvent un point commun : j'avais cessé d'imaginer qu'une autre issue pouvait exister.
À l'inverse, lorsque je parvenais à laisser une petite place à la possibilité — même minuscule, même incertaine — quelque chose recommençait à bouger.
Pas forcément à l'extérieur immédiatement mais à l'intérieur.
Comme si l'esprit redevenait capable d'envisager d'autres chemins.
Comme si la vie retrouvait un peu d'espace pour circuler.
Je ne parle pas ici de certitudes ni de recettes miracles.
Simplement de cette ouverture discrète qui consiste à se dire :
« Je ne sais pas comment. Je ne sais pas quand. Mais peut-être que tout n'est pas écrit d'avance. »
Avec une proche amie nous nous rappelons souvent ces deux phrases :
"Tout se joue au-delà de l'écran-radar" et "Je ne sais pas comment mais tout tourne toujours à mon avantage".
Et je me demande parfois si ce n'est pas justement là que commence le mouvement.
Non pas lorsque nous sommes certains que tout ira bien mais un cran avant, lorsque nous acceptons l'idée qu'autre chose pourrait être possible.
Alors cette partie de nous se met en mode "recherche de solutions", qui facilite l'accès à de nouvelles rencontres, puis cette ouverture se rend de plus en plus disponible à percevoir des opportunités, à imaginer d'autres chemins...
Le territoire du « Possible Future »
On parle souvent comme s'il n'existait que deux états :
Le « No Future » ou le futur radieux : le désespoir ou la certitude.
Pourtant, la plupart des transformations ne se produisent pas ainsi ; entre les deux existe un territoire extraordinaire, il pourrait s’appeler : Le Possible Future.
C'est l'endroit où l'on ne sait pas encore comment, où l'on doute encore, où l'on n'a pas toutes les réponses... mais où l'on accepte l'idée qu'un futur différent pourrait exister.
Les enseignements qui m'inspirent depuis de nombreuses années m'ont amenée à réfléchir à ceci : notre expérience semble souvent davantage influencée par ce que nous tenons pour possible que par ce que nous souhaitons simplement voir arriver.
Lorsque nous traversons une période difficile, il est souvent beaucoup plus accessible de retrouver le contact avec une possibilité qu'avec une certitude.
Le Futur Possible devient alors un pont, une étape, un passage, une transition...
Une nuance salutaire sur l'échelle des émotions.
Une petite expérience
Si aujourd'hui vous traversez une période de doute, je vous propose simplement cette question :
Qu'est-ce qui pourrait être possible pour moi dans les prochains mois ?
Ne cherchez pas ce qui est certain, ce qui est garanti, ce qui est prouvé... Simplement ce qui est possible.
Prenez quelques minutes et laissez venir les réponses.
Observez ce qui se passe dans votre énergie.
Très souvent, quelque chose se détend, quelque chose s'ouvre parce que la possibilité remet le mouvement en marche.
Et vous ?
Aujourd'hui, où vous situez-vous ?
🔹 No Future
🔹 Possible Future
🔹 Futur radieux certain
Évidemment je n’aborderai pas ici la possibilité de scénario catastrophe car nous constatons très bien la probabilité de chute lorsque nous restons fixés dans le creux du ravin…
Je serais vraiment curieuse de lire vos réponses et votre expérience.
Avez-vous déjà traversé une période où vous ne voyiez plus aucun avenir possible ?
Qu'est-ce qui vous a permis de retrouver votre élan ?
Partagez-le en commentaire.
Votre témoignage pourrait aider quelqu'un qui en a besoin aujourd'hui.
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Hélène Chartier
Relaxologue spécialisée en PNL
Accompagnatrice en Reconnexion & Alignement
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