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Être soi-même : qu’est-ce que cela veut réellement dire ?

« Soyez vous-même. »

Cette phrase, nous l’avons tous entendue.

Elle semble simple, évidente même. Pourtant, lorsqu’on commence à se demander ce que signifie réellement être soi-même, la réponse devient beaucoup moins facile.

Être soi-même :

Est-ce faire ce que l’on veut ?

Dire tout ce que l’on pense ?

Ne plus tenir compte de l’avis des autres ?

Refuser les contraintes et assumer son caractère ?

Je ne crois pas que ce soit la vraie signification.

Nous pouvons avoir une personnalité affirmée, nous montrer indépendants, originaux, spontanés… tout en étant profondément éloignés de nous-mêmes.

Nous pouvons dire très fort ce que nous pensons, alors que ce qui parle en nous est surtout une blessure, une colère ancienne ou un besoin d’être enfin reconnu.

Nous pouvons également croire que nous choisissons librement notre vie alors que beaucoup de nos décisions sont encore guidées par la peur : peur de déplaire, peur d’échouer, peur de manquer, peur d’être rejeté ou de ne pas être à la hauteur.

Alors, comment savoir ce qui vient réellement de nous ?

Qui parle en nous ?

Lorsque nous devons prendre une décision, plusieurs voix peuvent se manifester.

Il y a la partie de nous qui peut être vraiment motivée à avancer.

Et aussi, celle qui a peur.

Celle qui veut rester raisonnable.

Celle qui cherche à protéger les autres.

Celle qui ne veut surtout pas décevoir.

Celle qui voudrait prouver qu’elle est capable.

Celle qui se souvient de ce qui s’est mal passé autrefois et qui nous conseille de ne plus prendre aucun risque.

Toutes ces parties ont leur histoire. Elles ne sont pas là par hasard. Très souvent, elles ont cherché à nous protéger, à nous permettre de rester aimés, acceptés ou en sécurité.

Mais elles ne représentent pas nécessairement tout ce que nous sommes.

Derrière leurs inquiétudes, leurs exigences et parfois tout le bruit de notre mental, il existe généralement une sensation plus calme.

Une sensation qui n’a pas besoin de crier.

Elle ne nous menace pas avec tous les malheurs qui pourraient arriver si nous faisions le mauvais choix.

Elle ne cherche pas non plus à impressionner les autres.

Elle nous indique simplement ce qui nous rapproche de nous-mêmes.

Être soi-même, c’est apprendre à reconnaître cette note intérieure.

Nous ne nous sommes pas éloignés de nous-mêmes volontairement

Si vous ne savez plus très bien ce que vous voulez, ce qui vous fait réellement du bien ou dans quelle direction aller, cela ne signifie pas que vous avez échoué.

Nous apprenons très tôt à nous adapter.

Nous découvrons les comportements qui plaisent, ceux qui dérangent, ce qui nous permet d’être félicités et ce qui risque de provoquer un conflit ou un rejet.

Certains apprennent à être sages.

D’autres à être forts.

D’autres encore à être serviables, discrets, performants ou toujours de bonne humeur.

Ces adaptations ont souvent été utiles. Elles nous ont permis de conserver un lien, de trouver notre place ou de traverser certaines situations.

Mais avec le temps elles peuvent devenir tellement habituelles que nous finissons par les confondre avec notre personnalité.

Nous disons :

« Je suis comme cela. »

Alors qu’en réalité, nous avons peut-être surtout appris à fonctionner ainsi.

Une personne peut croire qu’elle est naturellement incapable de dire non, pourtant elle a peut-être simplement appris que poser une limite risquait de lui faire perdre l’amour ou l’approbation des autres.

Une autre peut penser qu’elle est perfectionniste de nature alors qu’elle cherche depuis longtemps à éviter la critique ou le sentiment de ne pas avoir assez de valeur.

Une autre encore peut se définir comme très indépendante tout en ayant appris à ne jamais avoir besoin de personne pour ne plus risquer d’être déçue.

Ces fonctionnements ne sont pas faux. Ils font partie de notre histoire.

Mais ils ne disent pas forcément tout de notre véritable nature.

Être soi-même ne signifie pas construire une meilleure version de soi

C’est l’un des pièges du développement personnel.

Nous voulons devenir une personne plus positive, plus confiante, plus organisée, plus sereine, plus performante ou plus lumineuse.

Nous nous fixons alors un nouvel idéal à atteindre.

Sans nous en rendre compte, nous créons parfois un rôle supplémentaire.

Nous ne nous autorisons plus à être fatigués, découragés, tristes ou en colère parce que cela ne correspond pas à la personne « alignée » que nous pensons devoir devenir.

Mais être soi-même ne consiste pas à fabriquer une personnalité idéale.

Il s’agit plutôt de retirer progressivement ce qui recouvre notre nature profonde.

Les croyances qui nous limitent.

Les obligations que nous avons intégrées.

Le besoin de nous comparer.

Les réflexes de culpabilité.

Les choix que nous faisons uniquement pour éviter le jugement, conserver l’approbation de quelqu’un ou correspondre à une image.

Lorsque ces couches commencent à s’alléger, nous ne devenons pas quelqu’un d’autre.

Nous retrouvons davantage d’espace pour être.

Être soi-même est un état d’accord intérieur

Pour moi, être soi-même est avant tout une sensation de cohérence.

Nos pensées, nos émotions, notre corps, nos valeurs et nos choix ne sont plus constamment en train de partir dans des directions opposées.

Cela ne signifie pas que nous n’avons plus jamais peur ou que toutes nos décisions deviennent immédiatement évidentes.

Nous pouvons avoir peur et sentir malgré tout qu’une direction est juste.

Nous pouvons douter et savoir au fond de nous que nous ne voulons plus continuer de la même manière.

Nous pouvons traverser une période difficile sans perdre complètement le contact avec nous-mêmes.

La différence, c’est que nous ne laissons plus systématiquement la peur décider à notre place.

Nous commençons à nous demander :

« Est-ce vraiment ce que je veux ? »

« Est-ce que cette décision me rapproche de moi ou m’en éloigne ? »

« Si je n’avais rien à prouver, qu'est-ce que je choisirais ? »

« Qu’est-ce qui serait juste pour moi dans la réalité qui est la mienne aujourd’hui ? »

Ces questions ne donnent pas toujours une réponse spectaculaire.

Mais elles permettent souvent de ressentir une différence.

Le corps reconnaît parfois la réponse avant le mental

Nous cherchons beaucoup à comprendre avec notre tête.

Nous analysons les avantages, les inconvénients, les risques et les conséquences.

Cette réflexion est nécessaire mais notre corps peut également nous transmettre de précieuses indications.

Lorsque nous sommes profondément en désaccord avec nous-mêmes, quelque chose peut se contracter.

Nous pouvons ressentir une boule dans la gorge, un poids dans la poitrine, une tension dans le ventre ou une fatigue qui apparaît chaque fois que nous pensons à une situation.

Bien entendu, ces sensations peuvent avoir plusieurs causes. Il ne s’agit pas de les interpréter trop rapidement mais elles méritent d’être écoutées.

À l’inverse, lorsque nous nous rapprochons de quelque chose de juste pour nous, nous pouvons ressentir un peu plus d’espace.

La respiration devient plus libre.

Les épaules se détendent.

Le mental continue parfois à poser mille questions, mais derrière ces questions, une sensation plus stable demeure :

« Cela me ressemble. »

« Je me sens plus proche de moi lorsque je pense à cette possibilité. »

« Cela me fait peur, mais je sens que quelque chose s’ouvre. »

L’alignement n’est pas toujours une grande joie, il prend très souvent la forme d’une sensation de soulagement intérieur.

Être soi-même ne veut pas dire ne penser qu’à soi

Certaines personnes ont peur de devenir égoïstes si elles commencent à s’écouter davantage.

Elles ont tellement appris à prendre soin des autres qu’elles associent le fait de respecter leurs propres besoins à un manque de générosité.

Mais s’oublier constamment ne crée pas nécessairement de meilleures relations.

Lorsque nous disons oui en ressentant non, une frustration peut s’installer.

Lorsque nous donnons au-delà de nos possibilités, nous finissons parfois par nous sentir épuisés, incompris ou utilisés.

Être soi-même ne consiste pas à ignorer les besoins des autres.

Cela consiste à ne plus faire comme si les nôtres n’existaient pas.

Nous pouvons tenir compte de l’autre sans nous abandonner.

Nous pouvons faire un compromis sans nous trahir.

Nous pouvons choisir d’aider quelqu’un tout en étant honnêtes sur ce que cela nous demande.

C’est cette honnêteté intérieure qui change la qualité de nos relations.

Votre vie vous ressemble-t-elle encore ?

Il est parfois utile de s’arrêter et d’observer sa vie avec sincérité.

Pas pour tout bouleverser.

Pas pour se reprocher les choix du passé.

Simplement pour regarder.

Votre manière de vivre vous ressemble-t-elle encore ?

Vos relations vous permettent-elles d’exprimer qui vous êtes ?

Votre emploi du temps contient-il une place pour ce qui compte réellement pour vous ?

Prenez-vous vos décisions en fonction de vos aspirations ou principalement en fonction de ce que vous cherchez à éviter ?

Lorsque vous êtes seul sans rien devoir montrer à personne, savez-vous encore ce qui vous fait du bien ?

Il est possible que certaines réponses soient inconfortables et ces questions ne sont pas là pour créer une pression supplémentaire.

Elles ouvrent une possibilité ou plusieurs.

Nous pouvons nous être éloignés de nous-mêmes pendant longtemps et commencer pourtant à nous retrouver à partir d’un instant très simple : celui où nous cessons de faire semblant de ne pas savoir ce que nous ressentons.

Retrouver les moments où vous étiez profondément vous-même

Nous pensons parfois que nous devons découvrir qui nous sommes, comme si cette réponse nous était totalement étrangère.

Pourtant, nous avons déjà vécu des moments où nous étions en accord avec nous-mêmes.

Un moment où nous avons osé prendre une décision juste.

Une expérience pendant laquelle nous nous sommes sentis libres, présents, satisfaits ou profondément vivants.

Un instant où nous n’avions pas besoin de jouer un rôle.

Ces expériences peuvent sembler lointaines ou trop rares, mais elles sont précieuses.

Elles nous donnent un aperçu de notre propre fréquence intérieure.

Au lieu de nous demander uniquement :

« Qui suis-je ? »

Nous pouvons nous demander :

« Quand me suis-je senti profondément moi-même ? »

« Que ressentais-je dans mon corps ? »

« Qu’est-ce qui était différent dans ma manière de penser ? »

« Qu’est-ce que cette version de moi savait ou s’autorisait ? »

Lorsque nous retrouvons réellement cette sensation, nous ne sommes plus uniquement en train de réfléchir à nous-mêmes.

Nous recommençons à faire vivre cette partie de nous.

Une note juste peut réaccorder l’ensemble

Imaginez un orchestre.

Au fil du temps, certains instruments se sont désaccordés.

La peur joue plus fort. Le doute accélère. Le besoin de contrôler cherche à diriger toute la musique.

Nous pourrions passer notre vie à essayer de faire taire chaque fausse note.

Mais nous pouvons également faire entendre une note plus juste.

Une note de calme.

De confiance.

De satisfaction.

De respect de soi.

Plus nous revenons à cette note, plus elle devient familière, et plus elle devient familière, plus les différentes parties de nous peuvent commencer à s’accorder avec elle.

C’est l’un des aspects les plus passionnants du travail que je propose.

Il ne s’agit pas simplement de comprendre ce qui vous empêche d’être vous-même.

Il s’agit également de retrouver des sensations profondément justes pour vous et de les renforcer, afin qu’elles deviennent de nouvelles références intérieures.

Nous ne cherchons plus uniquement à supprimer ce qui ne va pas.

Nous donnons davantage de présence à ce que nous voulons réellement vivre.

Être soi-même est un chemin vivant



Nous ne découvrons pas une fois pour toutes qui nous sommes.

Nous évoluons.

Ce qui nous correspondait il y a dix ans ne nous correspond peut-être plus aujourd’hui.

Certaines aspirations deviennent plus fortes.

Certaines valeurs prennent davantage de place.

Une ancienne manière de vivre peut devenir trop étroite.

Être soi-même signifie rester en relation avec ce mouvement.

Cela demande de nous écouter régulièrement, de reconnaître les moments où nous nous quittons et de savoir revenir vers nous sans nous juger.

Ce chemin n’est pas toujours spectaculaire.

Il se construit progressivement à travers des choix parfois très simples :

Dire ce que nous ressentons avec davantage d’honnêteté.

Prendre soin de nous sans attendre d’être complètement épuisés.

Reconnaître qu’une situation ne nous convient plus.

Nous autoriser à désirer autre chose.

Créer de la place pour ce qui nous nourrit.

Chaque fois que nous faisons un pas dans cette direction, nous envoyons un nouveau message à tout notre être :

« Je peux m’écouter. »

« Je peux respecter ce que je ressens. »

« Je peux me rapprocher de moi-même sans perdre ma place auprès des autres. »

Et, peu à peu, notre vie commence à nous ressembler davantage.

Vous reconnecter à vous-même

À la rentrée, j’ouvrirai de nouvelles places pour mon programme Reconnexion et Alignement.

Cet accompagnement s’adresse aux personnes qui sentent qu’elles se sont éloignées d’elles-mêmes, qui ne savent plus très bien ce qu’elles veulent ou qui comprennent beaucoup de choses sans parvenir encore à les vivre réellement.

Au fil des rencontres, nous travaillons sur le corps, les émotions, les pensées, les croyances et les différentes parties de vous qui peuvent tirer dans des directions opposées.

L’objectif n’est pas de vous transformer en quelqu’un d’autre.

Il est de vous aider à retrouver ce qui est profondément juste pour vous, à renforcer vos ressources intérieures et à remettre davantage de cohérence entre ce que vous ressentez, ce que vous désirez et la manière dont vous vivez.

Les personnes qui réserveront leur accompagnement pour la rentrée bénéficieront également gratuitement du programme RESPIRE sur WhatsApp afin de prolonger ce travail de recentrage et de reconnexion entre les séances.

Vous pouvez me contacter directement en m'envoyant un mail helene.chartier95@gmail.com pour m’expliquer ce que vous traversez actuellement et découvrir si cet accompagnement peut vous correspondre.





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